Brève présentation historique

Publié le par Les veilleurs

Les premières traces d'occupation humaine dans la région de Harbin (à cette époque appelée Pinkiang) datent au moins de 2200 avant J.C., c’est-à-dire de la fin de l'âge de pierre.



Jadis paisible village sur la Songhua Jiang, Harbin tire son nom de alejin, un mot mandchou qui signifie « honneur » ou « célébrité ». La fondation de la ville actuelle de Harbin remonte à 1896, date de la négociation par les Russes de la construction d’une voie ferrée de Harbin et Dalian à Vladivostok.

L’empreinte russe est restée manifeste à plus d’un titre jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Dès 1904, la « concession du rail » était en place et, parallèlement, les Russes revendiquèrent la Mandchourie. Cette exigence fut contrariée par la guerre russo-japonaise (1904-1905), soldée par la défaite russe, après laquelle les Japonais prirent le contrôle de la ligne ferroviaire.



Suivit ainsi une période pendant laquelle l'influence de la Russie diminua et Harbin vit l’arrivée de 160 000 ressortissants de 33 pays (notamment les Etats-Unis, l’Allemagne et la France). Seize pays y établirent des consulats, et implantèrent plusieurs milliers d'entreprises industrielles, commerciales et bancaires dans la ville.

Les Chinois s'y établirent aussi, en ouvrant notamment des entreprises de brassage, de production alimentaire, et des industries textiles. Harbin avait dès lors assis son statut de métropole du nord-est de la Chine.

En 1917, de nombreux Russes blancs se réfugièrent à Harbin, fuyant les bolcheviks. Par la suite, la ville devint un centre majeur de la communauté juive, et de Russes blancs émigrés.



En 1932, les Japonais occupèrent la ville, qui fut reprise par l’armée soviétique en 1945. Les troupes du Guomindang s’y installèrent en 1946 à la suite d’un accord conclu entre Tchang Kaï-chek et Staline. La ville passa ensuite sous le contrôle de l'Armée de libération du peuple chinois en avril 1946.
Les huit cantons de Harbin, constituant à l'origine une partie de la préfecture du Songhuajiang (松花江地区), se virent incorporés à la ville le 11 août 1999, faisant de Harbin une cité sous-provinciale.



Aujourd’hui, Harbin est avant tout une ville industrielle, mais l’amélioration des relations avec la Russie a engendré une croissance commerciale et l’essor récent du tourisme transfrontalier, de sorte que l’on assiste à la restauration de quelques anciens quartier russes.

Ainsi, à l’heure actuelle, la majorité des étrangers dans les rues de Harbin sont des Russes, venus faire du shopping pendant leurs vacances. Les Chinois les surnomment parfois « lao maozi » (« les poilus »).

 


 
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