Les transports

Publié le par Les veilleurs

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1. Le train chinois :

Bien que bondés, les trains représentent le meilleur moyen de circuler dans des conditions de confort et de vitesse raisonnables.

Les classes n’existent pas ; vous avez le choix entre les places « assis dur », « couché dur », « assis mou » et « couché mou » :
- Assis dur (yìng zuò) : sauf dans les trains qui desservent des lignes particulièrement reculées, les banquettes dures sont en fait rembourrées, mais vous aurez du mal à dormir sur ces sièges raides.
Les banquettes dures étant les moins chères, les wagons sont habituellement bondés. Les lumières restent allumées toute la nuit, les passagers crachent sur le plancher, la fumée emplit l’atmosphère et les hauts-parleurs distillent sans interruption des nouvelles, des bulletins météo et de la musique.
La classe assis dur des trains touristiques, express ou nouveaux est plus agréable, moins fréquentée et parfois climatisée.
Si vous achetez votre billet le jour du départ, vous ne pourrez généralement pas réserver votre place. Si le train est complet, vous devrez voyager debout ou vous asseoir par terre, entre détritus, mégots et crachats.
L’assis dur est acceptable seulement pour un court trajet ; au-delà, mieux vaut connaître son seuil de tolérance à l’inconfort.

- Couché dur (yìng wò) :


Obtenir une couchette dure est devenu difficile ces dernières années et il vaut mieux s’y prendre bien à l’avance.
Les wagons-couchettes dures, confortables, n’accueillent qu’un nombre limité de passagers. Les compartiments, dépourvus de portes, comptent six couchettes sur trois étages. Draps, oreiller et couverture sont fournis.
Le prix varie légèrement selon les couchettes, celles du bas (xiàpù) sont les plus chères, celles du haut (shàngpù), les meilleur marché. Vous préférerez peut-être celles du milieu (zhōngpù), car celles du bas servent de sièges pendant la journée.
Les plus hautes touchent presque le plafond et se situent au niveau des hauts-parleurs et de l’air conditionné (si vous êtes grand, mieux vaut toutefois opter pour celles-ci qui permettent plus facilement de laisser dépasser ses pieds).
L’emplacement de la couchette, choisi lors de la réservation, figure sur le billet.
Lumière et haut-parleurs s’éteignent vers 21h30-22h.

- Assis mou (ruăn zuò) :


Sur les trajets courts – de Shēnzhèn à Guăngzhōu (Canton) par exemple –, certains trains possèdent des voitures à banquettes molles. Les sièges sont confortables et il n’y a pas plus de passagers que de places assises.
Il est interdit de fumer ailleurs que dans le couloir séparant deux wagons. Malheureusement très rares, les sièges mous coûtent à peu près le même prix que les couchettes dures.

- Couché mou (ruăn wò) :

les compartiments, lambrissés et moquettés, se ferment et comprennent quatre couchettes confortables, des plantes en pot, des tasses à thé, des rideaux de dentelle, des toilettes propres et l’air conditionné.
Les couchettes molles coûtent deux fois plus cher que les dures et leur prix peut égaler celui de l’avion. Elles sont habituellement plus faciles à obtenir, car peu de Chinois peuvent se les offrir.


Sachez qu’en Chine, vous ne pouvez acheter votre ticket que 10 jours avant la date prévue du départ exactement. Nous vous conseillons de bien calculer la date à partir de laquelle vous pouvez acheter vos billets de train ; en effet, les trains sont très vite complets, et vous risquez de devoir voyager en assis dur, ou pire, en place « surclassée ».
En outre, vous ne pouvez pas acheter votre billet de retour en même temps que votre billet d’aller.

Acheter des billets assis dur peu avant le départ ne pose généralement pas de problème, bien que l’on ne parvienne pas toujours à obtenir une place réservée.
Les couchettes sont habituellement en vente dans les grandes villes, mais pas dans les endroits reculés. L’achat d’une couchette dure peut se transformer en véritable épreuve.
Les grandes gares, comme celle de Pékin, disposent de guichets réservés aux étrangers, où l’on se procure facilement les billets. Ailleurs, attendez-vous à quelques difficultés si vous décidez de faire la queue à la gare (se faire accompagner d’un Chinois ! Les employés sont pressés). 
Des vendeurs à la sauvette rodent dans les gares et proposent des billets au marché noir. Si cela permet parfois d’avoir une place dans un train complet, le plus souvent des étrangers se font voler.

Comme les avions, les trains sont bondés aux alentours du Nouvel An chinois, du 1er mai et du 1er octobre.
Si vous ne parvenez pas à obtenir un billet pour une destination prise d’assaut, essayez d’en acheter un pour une gare située deux ou trois arrêts plus loin. Demandez au guichetier d’indiquer par écrit au contrôleur de vous remettre votre billet avant la destination mentionnée (indispensable dans les couchettes, où vous ne récupérez votre billet qu’à l’arrivée). On peut vous demander de présenter votre billet avant de sortir de la gare.

Une autre formule consiste à ne pas se soucier du billet et à monter dans le train avec un ticket de quai (zhàntái piào), en vente pour quelques jiao au guichet d’information de la gare. Il ne reste plus ensuite qu’à acheter un billet dans le train. Sachez toutefois que cette méthode entraîne des complications et qu’il vaut bien mieux être en possession d’un billet.

Surclassement :


Si vous montez à bord sans réservation, vous pouvez demander au contrôleur (qui se trouve en général dans la première voiture assis dur) qu’il vous surclasse (bŭpiào) en couché dur, en assis mou ou en couché mou, s’il y a de la place.
Si vous trouvez le contrôleur avant le départ en train, laissez votre nom sur la liste d’attente. Une fois le train parti, il traite les demandes dans l’ordre d’arrivée. Sur les trains bondés en permanence, les chances sont minces. Quantité de gares intermédiaires ne peuvent délivrer de couchettes, ce qui fait du surclassement la seule solution de remplacement au siège dur.


Si les voitures-couchettes sont complètes, vous pouvez attendre que l’une d’elles se libère. Elle ne sera peut-être disponible que jusqu’à la prochaine grande gare, mais vous pourrez dormir quelques heures. Son prix est calculé en fonction de la distance sur laquelle vous l’utilisez.
Si le surclassement a échoué et que vous ne supportez pas l’assis dur, allez au wagon-restaurant.

Les différents types de trains se reconnaissent en principe à leur numéro. Tous les trains commençant par la lettre T sont des « express spéciaux » (tèkuài) et comprennent toutes les classes. Ces trains, les plus rapides, les plus luxueux et les plus chers, entraînent un supplément.
A de rares exceptions près, les trains internationaux font partie de cette catégorie.
Les trains commençant par la lettre K sont des « rapides » (kuàisù).
Les numéros débutant par un Y désignent des trains touristiques (lüyóu).

Tous les trains roulent à vitesse normale (pŭkuài). Tous les trains longue distance comportent des voitures-couchettes.
Les chiffres indiquent la destination du train. D’une manière générale, on attribue aux trains d’une même ligne des nombres qui se suivent. Ainsi, le K79 se rend de Shànghăi à Kūnmíng et le K80, de Kūnmíng à Shànghăi.


Validité des billets :


Si vous manquez votre train, le billet est perdu. En revanche, si vous rendez votre billet au moins deux heures avant le départ, on vous remboursera sans doute 80 % du prix. Si vous voyagez pendant les deux semaines qui précèdent ou qui suivent la fête du Printemps (la haute saison), vous devrez probablement restituer votre billet au moins 6 heures avant le départ pour obtenir un remboursement de 50 %.

Sachez enfin que dans de nombreuses gares (à l’exemple de celle de Harbin), les bagages passent aux rayons X avant l’entrée dans la salle d’attente. Presque toutes les gares (dont celle de Harbin) disposent d’une consigne (jìcún chù) où vous pouvez laissez vos bagages en toute sécurité pour quelques yuan (2 à 4 yuan).
La plupart des trains possèdent un wagon-restaurant qui sert une cuisine acceptable. Des vendeurs ambulants proposent des miàn (nouilles instantanées), miànbào (pain), héfàn (repas à base de riz), et des boissons.

 


 

2. La voiture :

Il est impossible de circuler en Chine en voiture ou à moto. Les autorités interdisent aux touristes de conduire hors des villes. On peut louer une voiture à Hong-Kong, Macao, Shanghai et Pékin, mais uniquement pour se déplacer en ville.
En revanche, vous louerez facilement une voiture avec chauffeur, qui est en fait un taxi longue distance. Néanmoins, les montants des péages des autoroutes étant très élevés, mieux vaut opter pour le train, moins cher !



3. Circuits organisés :

Quelques excursions d’une journée à prix correct ont l’avantage d’épargner bien des difficultés : elles évitent les problèmes de transport et d’hébergement et reviennent nettement moins cher que de se débrouiller seul aux différentes étapes. Le circuit organisé reste la seule option pour certains endroits reculés.
Consultez les magazines des expatriés de Shanghai, Pékin ou Guangzhou.
Partir en excursion avec un groupe de Chinois constitue une solution bon marché. Quantité de voyageurs l’adoptent à Pékin pour se rendre à la Grande Muraille. Les bus, souvent de vieilles guimbardes, vous emmèneront dans des boutiques de souvenirs kitsch (qui commissionnent les chauffeurs), mais ces circuits s’avèrent intéressants si vous conservez le sens de l’humour. Les guides ne parlent que le chinois, voire uniquement le dialecte local.
Parfois, les bus traversent à toute allure des endroits intéressants et font d’interminables haltes dans des lieux sans attrait pour des séances de photos obligées.
Si votre chinois n’est pas excellent et que l’on vous considère comme un élément perturbateur, vous risquez d’avoir des difficultés à obtenir un billet. Ces excursions se réservent habituellement aux comptoirs des hôtels ou dans les agences de voyage privées. Parfois, il suffit de se rendre au lieu de rendez-vous le matin et de monter dans le bus.

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